29 Déc

Dieudonné, Desproges et les limites de la liberté d’expression

h_9_ill_724056_dieudonneJe lis dans Le Monde un titre censé être accrocheur mais ne l’est plus vraiment: « Dieudonné dérape une nouvelle fois ».  Cela pose problème : dire déraper présuppose que l’on se trouvait préalablement sur la ligne droite. Or, Dieudonné a quitté la route depuis un moment.

Dieudonné donc, humoriste de son état, a jugé drôle de remettre au négationniste Robert Faurisson, condamné à de multiples reprises pour avoir contesté un crime contre l’humanité, le prix de l’infréquentabilité et de l’insolence.  Le « prix » a été apporté par un technicien, déguisé en déporté avec étoile jaune, son « habit de lumière ». Dans le public, selon Le Parisien, Jean-Marie Le Pen, parrain de la fille de Dieudonné, épisode sur lequel je n’épiloguerai pas tant cela m’énerve d’instrumentaliser ainsi un bambin, ainsi que toute une galaxie d’extrémistes de droite. Et surtout, des applaudissements, et des huées contre les médias bien-pensants et des piques lancées à deux reprises contre « des milices sionistes » ou les « milices d’occupation israéliennes ».  Drôle, non ? Non.

La provocation est calculée, filmée, préparée, et Dieudonné annonce déjà qu’il s’agit d’un « coup d’enfer » dont tous les médias parleront le lendemain. La vidéo qui témoigne de ce moment est extrêmement révélatrice, tout en faisant froid dans le dos.  Lire la suite

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